2018: Kodaline – Politics Of Living

21 Demands, version 2018!

Album : Politics Of Living
Artiste : Kodaline

En test : 2018; Vinyle

Étiquette : Sony Music; 88985458071

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Il y a parfois des groupes qui passent en dessous du radar. Kodaline est un de ces groupes. Roulant sa bosse depuis plus de dix années, le groupe rock irlandais a débuté sa carrière sous le nom « 21 Demands » avant de faire le saut vers le nom Kodaline au début de la décennie. Ce saut leur a fait grand bien, avec une poussée médiatique imposante, débutant avec une bonne visibilité sur la BBC Radio One, suivi de concours et une impressionnante filmographie. Leurs disques, numéros un constants en Irlande, peinent toutefois à percer les top-10 à travers la planète.

On reconnaît toutefois leur style et on s’entend dire « il me semble que j’ai déjà entendu ça » à plus d’une reprise, malgré leur absence aux palmarès canadiens. C’est d’ailleurs un peu une honte, c’est un excellent disque, avec d’excellentes chansons. On est d’ailleurs chanceux d’avoir des copies du disque, le groupe a bien reconnu ses forces, et il n’est habituellement disponible que dans le marché européen. Ce n’est pas une importation en tant que telle, mais pas loin.

Et pour la qualité, c’est un disque matricé par Stuart Hawkes, qui n’est pas un deux de pique et qui a réalisé des transferts vinyles pour plus d’un artiste à succès. On sent la compression, mais on entend bien les instruments individuellement et ils ne se battent pas entre eux. La voix est forte, franche, les pièces sont bien réalisées. Il y a un effet que j’appelle le faux chaud, qui fait penser à une gravure plus chaleureuse qu’elle n’est réellement, qui est hélas présent à travers le disque. On a l’impression d’un effet vinyle, mais il s’agit plus d’une technique donnant un flou artificiel, rendant les pièces belles à l’oreille. On peut obtenir le même genre d’effet en passant ses pièces musicales sous un VST du genre de Tube Saturator 2 de Wave Arts. Je n’ai rien contre en fait, mais il faut savoir que c’est un effet exacerbé de faux vinyle. Probablement que cet effet était déjà ajouté au montage initial par le groupe et que M. Hawkes n’a rien à voir avec cet effet. Ça ajoute une très belle touche à la version numérique, mais c’est juste un peu trop pour le vinyle. Reste que je chipote, le disque est très bon et il faut chercher les problèmes rendus là.

On achète si on aime Alt-J, Hozier, Imagine Dragons, Coldplay, The Lumineers, Bastille.

2018: MGMT – Little Dark Age

Un 4e album en New Wave!

Album: Little Dark Age (LDA)
Artiste: MGMT

En Test: 2018 Vinyle double en encart

Étiquette: Columbia
88985476061

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The Management sort un quatrième album en dix années. Le Groupe pop-rock du Connecticut a eu une ascension fulgurante après sa signature avec Columbia en 2006 et la sortie de son premier album officiel, Oracular Spectacular en 2008, avec un remix de la part du groupe Justice, des mentions des magazines Spin et Rolling Stones, des Grammy, nommez-en, en voilà! Pour les admirateurs les suivant, ils n’ont pas été de tout repos. Démarrant en synthé-pop avec des accents rock, ils se sont progressivement dirigés vers le rock psychédélique, avant Little Dark Age, où ils retournent à toutes leurs sources, ce que je pourrais décrire comme du New Wave.

Little Dark Age, un bonbon pop rock avec de beaux relents indie, met toujours en vedette les deux instigateurs, Andrew VanWyngarden et Benjamin Goldwasser, ce qui est une joie et une surprise. Les deux albums précédents n’ayant pas eu le succès au guichet qu’ils avaient escompté (malgré qu’ils soient excellents dans leurs styles respectifs), le groupe s’est officieusement séparé, le duo déménageant dans des villes différentes. Après quelque temps, et le climat politique aidant avec l’élection du dernier président des États-Unis, l’inspiration est revenue et le goût de produire un nouvel album s’est fait sentir. Ils travaillèrent à distance quelque temps avant de se rejoindre afin de terminer cet album.

Côté qualité, ils auraient pu choisir de tout graver sur un seul disque vinyle sans aucun problème, avec une vingtaine de minutes par face. Ils ont toutefois décidé d’y aller pour le maximum de qualité, avec deux disques dont la gravure est impeccable. Lorsque Columbia se donne la peine, ils réalisent des disques avec une très bonne gravure. Par exemple, on se rappellera RAM de Daft PunkLDA, de MGMT, est dans la même veine de gravure effectuée avec déférence. Le mandat envoyé à Greg Calbi pour le matriçage est définitivement d’opter pour la qualité, et la gravure de ma copie est parfaite. À noter que la version européenne et la version américaine de la gravure semblent différentes selon Discogs, je ne peux donc me prononcer sur toutes les versions. Seul désavantage d’une telle gravure: il faut changer de face aux deux-trois chansons.

[NDLA, un petit écart de conduite de ma part, je me concentre à faire connaître les groupes, les albums nouveaux et anciens, et surtout la qualité de la gravure du disque vinyle, est-ce que ça vaut la peine d’acheter un disque en vinyle. Je me prononce rarement sur mon opinion envers ce qui est gravé sur le disque, sauf à quelques exceptions, comme ici. Je dois mentionner que malgré que j’aime beaucoup le disque et le groupe en général, je déteste pour mourir l’effet detune, que le groupe utilise sur ce disque, au point d’en gâcher mon écoute. C’est moi, on ne peut plaire à tous!]

2017/2018: Belle and Sebastian – How To Solve Our Human Problems

Dépression, introspection, souvenirs, joies et futur en trois parties

Artiste: Belle and Sebastian

Album: How To Solve Our Human Problems (Part 1)
En Test: 2017 Vinyle
Étiquette: Matador Records OLE-1194-1

Album: How To Solve Our Human Problems (Part 2)
En Test: 2018 Vinyle
Étiquette: Matador Records OLE-1195-1

Album: How To Solve Our Human Problems (Part 3)
En Test: 2018 Vinyle
Étiquette: Matador Records OLE-1196-1

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Belle and Sebastian, le groupe écossais de Glasgow, fête ses plus de vingt années de pop indépendante. Toujours d’actualité, le groupe continue de réaliser des succès populaires et de faire boule de neige. Ça serait facile de dire que le groupe a atteint un plateau, mais ce n’est jamais arrivé. Le danger de démarrer avec un premier album tel que Tigermilk en 1996, c’est de ne pas être capable de sortir un meilleur second album, de tomber dans l’oubli. La même année, ils ont sorti leur chef-d’œuvre If You’re Feeling Sinister. La lancée s’est poursuivie avec des disques habituellement excellents, au pire très bons, mais jamais réellement ratés.

Leur dernière épopée musicale, How To Solve Our Human Problems, semble être composée de covers, de chansons empruntées à d’autres. On dirait que c’est un album rempli de succès qu’ils se sont appropriés. Eh non, ce sont toutes des compositions originales! Le groupe est rendu à ce point dans leur vie. Et quelles chansons! Passant de chansons ambiantes à la Air, à des chansons plus disco-rock à la Arcade Fire, au funky à du pop bonbon (mais toujours résolument indépendant dans la sonorité), peut-être un peu d’aller dans des sonorités alternatives rappelant le groupe des années 80 The Smiths. Parfois, on a même l’impression d’avoir le minimalisme d’un The XX.

Et pour la sonorité des trois disques vinyle, Matador Records y est allé avec de l’artillerie lourde: la sonorité de la version numérique tout comme la version vinyle est impeccable. Les disques vinyle ont moins d’une quinzaine de minutes par face et sont parfaitement gravés. Peu de bruit de fond, pas de popcorn apparent, un son chaleureux, beau et naturel. Le volume d’enregistrement est assez faible comparativement aux autres disques modernes, mais c’est afin de conserver le naturel, le peu de compression et de limitation, des mouvements fluides qui se suivent, des passes plus fortes qui nous réveillent. Peu à redire et sans exagérer dans le viscéral (ce qui n’est pas du tout leur style), on a un dépouillement exemplaire sur les disques.

Petite note de fin d’article, pour ceux qui ont écouté les dessins animés du début des années 80, vous avez probablement connu Belle et Sébastien. Le nom du groupe provient de ce dessin animé collaboration Japon-France! Non vous n’êtes pas fous!

1990/2016, 2015: Jean Leloup – L’amour est sans pitié, À Paradis City

Petite rétrospective vinyle Jean Leloup.

Un de nos grands, passionné, nerd musical, capoté de composition, Jean Leloup nous a habitués à une qualité de produit. Fort de sa participation au Festival International de la Chanson de Granby et à Starmania, il signa avec Audiogram dès son premier album, qui est accessible en vinyle, mais qui est une « erreur de jeunesse ». Très rapidement, ses vraies couleurs apparaissent avec L’amour est sans pitié.

Album : L’amour est sans pitié
Artiste : Jean Leloup

V.O. : 1993 CD
Audiogram
ADCD 10036

En test : 2016 Vinyle RSD

Étiquette : Audiogram, Sony Music
AD 10036

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Il existe trois écoles de pensées : une qui considère que L’amour est sans pitié est son meilleur album, l’autre, Le Dôme et un dernier qui considère que Les Fourmis est le summum. Encore aujourd’hui, on connaît un bon tiers des chansons de L’amour par cœur, on reconnaît les chansons aux premières notes, il y a un côté sale affaire dans tous ces albums, aucun filtre, paroles limite subversives à haut débit, des compositions à couper à la machette rouillée, et à faire passer la douleur au vin rouge qui tache et aux dattes fraîches.

Et on est chanceux, fort de la sortie vinyle de À Paradis City par Dare To Care, Audiogram en association avec Sony Music sortent enfin L’amour est sans pitié ainsi que Le Dôme en vinyle, ce dernier vinyle double! Ne va rester que nos Fourmis nationales et on va être comblés!

Et ont-ils fait un bon travail ? Oui, c’est un album édition limitée 1000 exemplaires sortis pour le Record Store Day 2016, ils sont rendus très rares. C’est une version 180g, les matrices n’ont pas eu le temps de s’user sur le disque, il est impeccable côté qualité. Pour le contenu musical le disque est très beau, Audiogram a pris le temps de réaliser une belle version pour son 23e anniversaire, autant la guitare électrique est forte et grinçante, autant la guitare acoustique est naturelle et belle, le rythme est fort et bon, la voix en a vu d’autres comme il se doit avec The Wolf. Il y a un côté de ma personne qui aurait préféré un rematriçage avec un côté plus moderne à la compression, le disque étant très similaire au CD et son côté ’90s date légèrement. Mais en même temps, quelle belle écoute ! Si vous pouvez vous le procurer, c’est un univers différent que ce qu’on peut retrouver sur CD, et c’est définitivement une meilleure sonorité que la version en streaming.

Et pour Le Dôme ? Six longues années après l’énorme succès de L’amour, John The Wolf nous revient avec un autre énorme succès. Cet album tombe dans un entre-deux entre avoir vraiment peu de musique par face ou d’avoir une qualité réduite. Ils ont préféré conserver toute la qualité et nous obliger à avoir quatre faces. Je vote pour ça aussi! Après un très bon La Vallée des Réputations (pas encore disponible en vinyle), Jean Leloup quitte le milieu musical avec Exit, son « dernier spectacle », mais revient après deux petites années en tant que Jean Leclerc (son vrai nom de famille) avec Mexico, comme premier disque d’une nouvelle étiquette, La Grosse Boîte, gérée par Dare To Care records. À partir de ce moment, nous avons droit à tous les disques en vinyle! Son suivant, Mille Excuses Milady est aussi disponible en vinyle double… et après six longues années de hiatus pour la deuxième fois…

Album : À Paradis City
Artiste : Jean Leloup

En Test : 2015 Vinyle

Étiquette : La Grosse Boîte, Dare To Care Records
BOITE-45-LP, DTCLP-4445

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Ce disque a connu un succès retentissant, devenant à sa sortie le #1 des ventes au Canada! Le tout, malgré son style musical, plus posé et moins de party que les disques susmentionnés. C’est un disque avec une sonorité simili en direct, avec un style beaucoup plus sous-sol empoussiéré, bar louche. La musique suit les paroles, enfin! Et Dare To Care n’a pas fait dans la propreté côté sonorité non plus, c’est un peu l’équivalent de Blue And Lonesome des Rolling Stones, c’est crasseux jusqu’aux replis des cordes de guitare. C’est le disque à découvrir! À mon avis, on va se rappeler de ces derniers disques comme des grands vins, des disques à écouter en entier un peu comme ceux des Colocs, tandis qu’on va se rappeler des anciens disques comme des succès individuels.

C’est en faisant les comparatifs qu’on va voir le côté numérique et propre des premiers disques d’Audiogram, et de voir le naturel violent et crasse de Jean Leloup ressortir sur les disques de La Grosse Boîte. Je ne peux officiellement dire que c’est mieux, Audiogram, c’est tous les succès, toutes les chansons qu’on connaît par cœur, et le sacrilège d’y toucher. Tandis que ceux de La Grosse Boîte sont des disques à écouter du début à la fin. Et ce dernier disque est d’une sonorité à couper le souffle, ne vous méprenez pas, j’ai pesé mes mots avant de sortir les Stones en analogie. Prenez quelques maigres dollars de plus et achetez la version vinyle, vous ne le regretterez pas!

1970, 2003: The Beatles – Let It Be & Let It Be… Naked

Sur la nudité des Beatles…

En 1968, les Beatles prenaient une tangente beaucoup plus complexe dans leurs compositions. Tout chaud de leur Album Blanc, en préparation pour Yellow Submarine, et en composition de Abbey Road, certains des membres rêvaient des chansons simples de leurs premiers albums. Un clin d’œil à ce qui a créé leur gloire. Ce projet a été relégué plus ou moins aux oubliettes, n’ayant que des sessions disparates pour y travailler. Encore plus, lorsqu’ils ont désiré finaliser quelque chose digne des Beatles, les guerres intestines avec le mécontentement des membres, le duo Lennon-Ono, la tournure mystique de Harrison, plus rien ne faisait. Les sessions ont malgré tout été terminées avec une centaine de chansons à moitié enregistrées, mais aucun produit réel. En 1969, ils enregistrèrent leur dernier album réel, Abbey Road. Restait cette pile de chansons sans aucun fil conducteur, de qualité différente.

Arriva Phil Spector, en sauveur de ce projet. Après avoir passé des mois de travail, de réécriture, de remixage, ajouté sa saveur locale, dont des orchestrations supplémentaires, des échantillons de discussions en studio, etc., il arriva à un album avec un fil conducteur. Beaucoup vont dire que ce n’est pas un vrai album des Beatles, vu que George Martin n’y est pas producteur, mais je doute qu’on ait eu un album sans Spector. On peut être contre Spector suite à sa condamnation, mais on ne peut être contre son génie.

Album : Let It Be
Artiste : The Beatles

En Test : 1970 Vinyle (Canada)

Étiquette : Apple Records
SOAL 6351

Acheter la version avec boîtier et livre originale 1970 chez Fréquences (rare)

Acheter la version rematricée 180g de 2012 chez Fréquences

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Vous pouvez aussi bien entendu trouver des versions originales 1970 de moins haute qualité au gré des arrivages de disque usagés, comme celle que j’ai en critique ici.

You’re damned if you do… Cet album est totalement différent de tous les autres albums des Beatles. Tout d’abord, on y entend des séquences de voix enregistrées en studio démontrant une bonhommie entre les différents Beatles. On a aussi beaucoup de différents styles, allant de rock doux représentatif de McCartney avec Get Back, du rock plus fort avec Dig A Pony, des chansons plus spirituelles à la Across The Universe, la chanson Let It Be représentative de Lennon, ainsi que des chansons-gag à la Maggie Mae. Le tout se termine avec une petite pièce d’anthologie, les dernières paroles de leur dernier spectacle sur le toit de Apple Corps : « I’d like to say « thank you » on behalf of the group and ourselves, and I hope we passed the audition. ».

Bien entendu, les critiques ont été mitigées. On a droit à des chansons avec une stylistique ancienne, avec le traitement in your face de Spector, aucun fil conducteur, des gags de studio, un air démontrant un manque de finition des pièces, des gags, de la bonhommie, un laisser-aller, et des chansons orchestrales. Il était de notoriété publique que Paul McCartney n’était pas heureux du résultat, que George Martin s’était fait tasser, bref : est-ce réellement un bon album des Beatles? Les critiques se sont entre-déchirées sur le sujet. En rétrospective, McCartney a dit un peu plus tard que malgré ses divergences, Spector a tout de même réussi un tour de force avec cet album, qui mérite sa place dans les albums des Beatles. De mon bord, je peux donner deux raisons pour lesquelles je me suis intéressé à l’univers de l’enregistrement musical : les bobines de mon père avec son Revox A77 et de m’avoir fait jouer avec ces dernières… et cet album, pour lesquelles les petits bouts de paroles en studio m’ont fasciné dès mon plus jeune âge. Je ne savais pas c’était quoi, mais je savais que j’en voulais dans ma vie.

Et côté qualité sonore, c’est un album des Beatles moderne. Multiples pistes, sessions à peu près en direct, exercices de style. Les anciennes versions ont plus de popcorn, leur âge paraît, et c’est habituellement des gravures de masse. Ça n’empêche pas une bonne écoute, mais ce n’est pas un disque de très haute qualité. La version est uniquement disponible en stéréo, toutefois, si vous désirez avoir une version mono originale, vous pouvez aller chercher le ruban mono, introuvable à des prix adéquats. D’ailleurs, je dirais que les meilleures versions de n’importe quel disque des Beatles sont les rubans d’origine. Toutefois, leurs prix sont prohibitifs pour des copies de qualité adéquates… quand ce ne sont pas des faux. De toute façon, la version mono d’Abbey Road et de Let It Be ne peut être considérée une version originale, ces deux albums ayant été prévus en stéréo dès le début. Ils ne sont pas disponibles dans le Mono Box, d’ailleurs.

Les versions 180g? Si le popcorn est quelque chose qui vous horripile et si vous préférez ne pas avoir à payer 50 $ ou plus pour une copie d’origine de qualité, la nouvelle édition est parfaitement valable. La copie ultime, à mon avis, reste le ruban… mais sinon, c’est la deuxième meilleure version disponible. La troisième serait la version en boîtier, vu qu’elle est ancienne et d’édition très limitée, et a probablement été bien entretenue par ses possesseurs. Il y a plus de chances que l’enregistrement ait été bien fait sur le disque.

Album : Let It Be… Naked
Artiste : The Beatles

En Test : 2003 Vinyle

Étiquette : Parlophone
07243 595438 0 2

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You’re damned if you don’t… McCartney a tout de même eu sa chance de refaire le disque. À peu près les mêmes pistes, mais on enlève les ficelles du studio, on enlève les gags, on ne garde que les chansons valant la peine, on en ajoute qui n’ont pas été sélectionnées, et surtout, on enlève les orchestrations et la surproduction de Spector. Bien évidemment, les critiques ont été mitigées encore une fois : exit le plaisir apparent de l’album, ce qui ne reste, c’est des chansons avec un fil conducteur mitigé. Parfois, aussi, Spector a bien réussi des versions, et de vouloir modifier la chanson sans aucune raison valable est juste du révisionnisme. Bref : ces satanées critiques ne seront jamais contentes!

Mon opinion est que la version originale a sa place, et est une des raisons pour lesquelles cet album a fonctionné. Je ne crois pas que la version Naked… aurait eu un si grand succès. Toutefois, les versions qui nous sont proposées sont vraiment meilleures musicalement parlant. Au prix du disque, je ne suis pas certain… mais autant l’objet, le livre, le petit disque supplémentaire que la musique du disque principal sont autant d’attentions à produire un bel objet que les collectionneurs seront heureux de posséder.

Côté sonorité, c’est un travail d’amour. La sonorité est aussi bonne qu’elle puisse l’être. C’est non seulement un beau moment pour redécouvrir cet album, mais c’est aussi quelque chose qui s’écoute aussi bien (sinon mieux, dépendant de votre système) que la version 180 g.

Réédition RSD2017: Marcy Playground – Marcy Playground

20 anniversaire de Sex and Candy!

Album : Marcy Playground
Artiste : Marcy Playground

V.O. : 1997 CD, Capitol Records
CDP 7243 8 53569 2 6

En Test : 2017 Vinyle édition limitée RSD avec 7 po

Étiquette : Slow Down Sounds
SDS-1501 et SDS-45-1501

Marcy Playground est le groupe d’une chanson, d’un disque. Leur premier disque éponyme a connu un énorme succès, malgré son style totalement alternate rock. Les disques subséquents, même s’ils sont tout aussi bons, n’ont jamais percé les tops à travers le monde. La chanson connue est Sex and Candy. N’empêche qu’ils roulent leur bosse depuis ce premier disque et les admirateurs de Marcy Playground les suivent constamment.

Et ce disque est le genre qu’il fallait acheter au moment où il sortait ! Aujourd’hui, il exige de sortir une centaine de dollars de ses poches afin d’en avoir une version correcte. C’est le genre de disque que les gens détestant le Record Store Day se mordent les doigts de ne pas avoir ramassé. C’est une sortie de la part d’Universal qui est fort honnête, avec un 45 tours ajoutant deux chansons qui n’ont jamais été données dans un album individuel, seulement sur leur compilation de 2012.

Et la qualité ? Ils ne se gênent pas d’indiquer sur la pochette plastique du disque qu’ils ont pris la bande maîtresse afin d’en produire une version impeccable. Ils parlent aussi de l’ingénieur ayant fait le remaster : Kevin Gray. Ils ont mis le disque dans une pochette plastique séparée de la pochette papier avec les paroles, simplement afin de s’assurer que la qualité y soit. En grattant plus, on peut comprendre qu’un ruban de 1630, c’est un ruban numérique fonctionnant à la même fréquence qu’un CD! On peut savoir que la version ne sera probablement pas mieux qu’un CD. Et le petit 45 tours a deux chansons acoustiques qui n’ont pas été des succès, le tout pour un groupe de One Hit Wonder… Alors, ne vous attendez pas à beaucoup! … et pourtant! Le disque vinyle est impeccable, il sonne comme une tonne de briques, il possède de la profondeur, de la beauté, on entend tous les petits détails, de l’écho de la voix sur la première piste aux transitoires des rythmes. Superbe superbe travail sur un excellent disque! Et le 7 pouces suit la lignée, avec une qualité intimiste sur Hallelujah de Cohen, une superbe force de voix et de qualité sur la guitare. Un tout petit peu de compression à certains moments, mais ça ne gêne aucunement l’écoute.

Si vous tombez dessus, sautez dessus et achetez-le!

On achète si on aime Everclear, Eels, Gin Blossoms, Collective Soul.

2017: The Franklin Electric – Blue Ceilings

Deuxième album de The Franklin Electric, est-ce le poulain de Indica va créer un nouveau monstre ou va nous laisser tomber?

Album: Blue Ceilings
Artiste: The Franklin Electric

En Test: 2017 Vinyle

Étiquette: Indica Records
INDLP020

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The Franklin Electric, groupe montréalais à succès, a eu comme premier album This is how I let you down, un album qui a eu la chance d’être excellent, d’avoir été bien reçu par la critique, d’avoir eu un bon succès, et de leur avoir permis de signer avec Indica. Deux ans plus tard, voici la suite tant attendue.

C’est un peu aussi le problème d’avoir eu un si bon premier disque: rares sont ceux qui sont capables de suivre avec une deuxième bombe. Peu importe ce qui va être sorti, ça va toujours être déplaisant. Les gens aiment rester dans leurs vieilles godasses. Et la seule vieille godasse de TFE, c’est leur premier album. Aussi bon ce disque va-t-il être, il ne sera jamais correct pour les fans.

Vous le savez, je ne fais pas de critiques de stylistique. Je me fous en effet un peu qu’un disque soit bon, meilleur ou moins bon que les autres. Je désire quand même vous faire comprendre, si vous avez adoré le premier disque, que vous risquez d’être déçu de celui-ci. Pas que le disque est mauvais, moi je l’aime vraiment beaucoup, une belle progression de l’exubérance du premier. D’ailleurs, si vous ne connaissez pas TFE, ceci dit, vous risquez de faire de belles découvertes. Le disque est dans un mouvement bien montréalais de musique folk-pop-rock, un peu de Karkwa, un peu (beaucoup) de Half Moon Run, un peu de chansons à texte, bar enfumé mais pas le droit de fumer alors un son réellement propre.

Et le vinyle? Je ne suis peut-être pas déçu des chansons, mais je suis déçu de la qualité de la gravure, il s’agit clairement d’un disque provenant d’un même master que le CD. On remarque parfois que la basse écrête absolument inutilement (dont la première piste à certains moments), que des fréquences font des divergences qualitatives inutiles (les 3-4e pistes sur la face A). Écoutez simplement les moments forts dans les crescendos, comme vers la dernière minute de la face A, vous allez entendre une qualité de crunch et un écrêtage numérique à la place d’avoir un réel crescendo. Le disque est bon en tant que tel, c’est un beau vinyle, mais il n’a aucune présence réelle.

2017: Spoon – Hot Thoughts

Le groupe pop rock texan Spoon sort de sa léthargie de trois ans afin de nous sortir un nouvel opus, maintenant chez Matador Records.

Album: Hot Thoughts
Artiste: Spoon

En test: 2017 Vinyle rouge

Étiquette: Matador Records
OLE-1128-1

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Il y a parfois des groupes musicaux qui ne semble pas être faciles à gérer. Spoon en fait partie. Soit ils sont bien malchanceux, soit ils ont toute une attitude! Ce qui est certain, c’est qu’ils ont toute une feuille de route. Continue reading