Réédition RSD2017: The Allen Toussaint Collection

Un petit disque en retard pour la folie du RSD. Est-ce que ça valait la peine d’attendre?

Album: The Allen Toussaint Collection
Artiste: Allen Toussaint

V.O.: 1991 CD
Reprise Records, Nonesuch, 926549-2

En test: 2017 Vinyle double (3 faces), Record Store Day

Étiquette: Reprise Records, Nonesuch
26549-1

Ce disque n’était disponible qu’en édition limitée au Record Store Day, hélas Fréquences n’en a pas eu des tonnes de copies, et les a reçues en retard. Sautez dessus en vente en-ligne avant qu’il ne soit plus achetable… ou demandez à votre disquaire directement leur opinion sur le sujet.

Si on parle de soul pop, on parle de feu cet artiste incroyable de la Nouvelle-Orélans. Ce n’est pas qu’un artiste, c’est l’artiste soul. Panthéon du Rock & Roll, panthéon des auteurs, carrière à succès habituellement en arrière-plan et en composition avec les plus grands musiciens, carrière à succès avec ses propres disques. C’est un peu le Burt Bacharach du soul américain. Après une longue carrière dans le monde de la musique, il est décédé fin 2015 lors d’une tournée mondiale.

Malgré ses succès, une belle voix, des talents indéniables d’auteur-compositeur-interprète, malgré qu’il ait été producteur des plus grands et de leurs succès, il reste relativement méconnu. En fait, il faut avoir eu une introduction sur Allen Toussaint avant soudainement de se rendre comme à côté de quoi on est passés. Mon introduction a été faite il y a deux ans, en écoutant une compilation et en me posant la question qui chantait une pièce de musique vraiment excellente. Je crois que j’ai passé une semaine au travail à écouter tout ce qui bouge de lui sur Internet. Quand j’ai su qu’il y avait une compilation de ses œuvres qui sortait au RSD, j’ai eu à sauter dessus à pieds joints avec un ooooh maille god!

Et ce disque, contenant ses plus grands succès, est parfaitement enregistré. À la place de tenter de tout entrer un CD surplein sur un seul vinyle, Nonesuch a préféré le séparer en trois faces parfaitement matricées. Une des façons que je peux déterminer que les disques proviennent de bandes magnétiques est la façon que les pistes sont enregistrées sur le disque. On remarquera que les pistes sont très petites sur le disque, malgré son plein volume et leur qualité. Les bandes magnétiques ont en effet le bon goût de reproduire la gamme de fréquences sur lesquelles les disques vinyles sont parfaitement confortables à graver. Le disque peut donc sonner fort aérien, comme une tonne de briques, avoir toute l’émotion de la voix, des cuivres à couper le souffle, des pianos francs, des guitares avec une attaque nette et franches, mais rester campé dans un petit espace sur le disque, merci à la bande maîtresse magnétique. Ce n’est bien entendu pas toujours vrai, mais c’est un très bon indice quand même.

Avec bien évidemment le bruit de fond de ce dernier. Certaines pièces, et le CD d’origine s’en excuse, proviennent de vieilles bandes où le bruit de fond est omniprésent. La première pièce par exemple a beaucoup de bruit de fond, mais c’est évident que ça provient de la source. Pour le reste, le vinyle est très propre, très beau, la gravure de la 4e face est vraiment bien aussi, le disque est simplement in-cro-yable. Une des perles du RSD2017 à mon avis.

On achète si on aime Curtis Mayfield, The Neville Brothers, Eddie Bo, Tina Turner, The Staple Signers, Wilson Pickett, Rufus Thomas, Bill Withers.

2017: Goldfrapp – Silver Eye

Le duo synthpop britannique est de retour avec Silver Eye après une pause de 4 ans.

Album: Silver Eye
Artiste: Goldfrapp

En Test: 2017 Vinyle (noir)

Étiquette: Mute
9669-1

Acheter le disque vinyle chez Fréquences

Lorsque j’ai vu que Goldfrapp était de retour, ça m’a pris environ 8 secondes pour que ma commande du nouveau vinyle soit passée chez Fréquences. Et je suis généreux. J’étais au travail, j’ai vu le nom du groupe, ai pris mon téléphone et il n’y a eu qu’un mot: Goldfrapp!

Si vous ne connaissez pas le groupe, il est composé de deux musiciens. Alison Goldfrapp bien entendu, mais aussi de Will Gregory, musicien de studio qui a trouvé sa voie avec ce duo. Ils ont étés connus surtout pour leur album de 2005 Supernature et l’album précédent, Black Cherry, a reçu une reconnaissance internationale à partir de ce moment. D’ailleurs, si vous désirez avoir un de ces deux albums en vinyle, bonne chance, les moins dispendieux sont hors de prix pour un vinyle 90 grammes! Les autres albums sont un peu plus tombés dans l’oubli malgré le fait que le groupe soit encore actif, victime du succès j’imagine, vu qu’il y a un style Goldfrapp bien précis, qui est un mélange de synthpop, de downtempo, de rock, d’industriel (si on cherche bien loin 😉 ) et c’est le même style qui nous est proposé depuis le début du groupe.

Côté album, c’est quelques chansons pop à tabac, quelques chansons spéciales et toujours du bon vieux Goldfrapp qu’on aime. C’est chien de dire ça en même temps, ça paraît le temps qui est passé à la création, au style, à l’innovation. Mais le groupe produit et demeurent dans ce qu’ils excellent. En tant que tel, l’album est très bon, je dirais que malgré la constance de ce dernier, je me satisfais pleinement de la première face. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles il ne monte pas au #1. Regrets d’achat? Oh que non!

Côté qualité, c’est un disque traditionnel, une 20aine de minutes par face, quelques bons succès, de la très bonne qualité de production, du dosage partout, aucune exubérance, c’est précis, beau. Ça sent presque le savon. Le disque est d’ailleurs relativement propre, un peu de bruit de fond mais sans plus. Par contre, l’objet… ouf! Pochette en encart, photos superbes (prises par Mme. Goldfrapp elle-même), posters. Le tout a l’air d’un bonbon bien rond. Même la nudité partielle de l’intérieur de l’encart sent la retenue et la propreté, la touche britannique du «oh! shocking!» parfaitement cartésien. C’est ce petit côté qui, d’après moi, manque à leurs disques récents, l’idée que Alison a été junkie dans sa jeunesse, le rappel du tumulte, les fonds du vidéoclip Ride A White Horse, l’exubérance qui est méritée sur ce style de musique. Je n’en veux pas du tout à Ray Janos qui a fait le superbe matriçage vinyle, c’est son mandat, mais j’aurais aimé sortir de mon siège, être inconfortable, pas juste être ébloui. C’est aussi propre que du Tasmin Archer, c’est du Morcheeba sans le rap. Mais c’est du Goldfrapp à 100%!

On achète si on aime Röyksopp, Portishead, Morcheeba, Ladytron, Moloko, La Roux.

RSD2017: Jarvis Cocker, Chilly Gonzales – Room 29

Musique classique sur piano et voix presque parlée à propos d’un piano dans une chambre d’hôtel.

Album: Room 29
Artistes: Jarvis Cocker et Chilly Gonzales

En Test: 2017 Vinyle RSD

Étiquette: Deutsche Grammophon
0028947972822

Acheter le CD chez Fréquences

À Hollywood, il y a un hôtel. Le Chateau Marmont. Dans cet hôtel, il y a une chambre. La chambre 29. Dans cette chambre, il y a un piano. Depuis son inauguration en 1929, cette chambre a vue plein de joies, de drames, de célébrités. En fait, cette chambre a été filmée, enregistrée, photographiée, habitée, des livres ont étés écrits sur cette chambre.

Jarvis Cocker, britannique, connu pour le groupe Spinal Tap et Pulp, nous prête ses paroles et sa voix sur ce projet. Chilly Gonzales, montréalais, compositeur connu pour ses trames sonores de films, nous prête sa musique et ses talents de pianiste. Le tout avec une simplicité désarmante, piano et voix en duo, avec quelques extraits de films, quelques extraits orchestraux, parfois quelques effets spéciaux. Le tout en parfaite simplicité et sobriété. Rien de spécial, pas d’emportements, pas de grands mouvements lyriques, pas de pièces dignes d’un mæstro à jouer avec huit mains. Un piano. Une voix. Des histoires.

Et un vinyle signé Deutsche Grammophon. Et une grosse déception. Tout d’abord, il s’agit d’un piano, mais pas de ce piano. Il s’agit de pièces de musique intimistes, avec très peu de compression, mais lorsqu’elle est présente, elle est d’une autre ère, il s’agit d’une compression appliquée à la piste entière alors lorsque la voix nous donne un Pop, parfois, toute la musique descend pour une fraction de seconde. Il s’agit d’un disque noir alors que le disque était prévu être en couleur (je m’en fous un peu ceci dit). Il s’agit d’une édition dont le disque vinyle n’est pas du tout limité mais a été vendu à prix exclusif (plus de 60$ pour un disque simple quand la version identique musicalement mais sans le livret de 32 pages est presque moitié prix). Et le disque n’est pas propre, il a une légère quantité de bruit de fond (surtout en face A), tout de même.

Ceci dit, le disque reste superbement enregistré, superbement réalisé, les pièces musicales sont incroyables, la spatialité de l’enregistrement est fantastique, les compositions frappent dans le mille et le côté numérique de l’album n’est pas vraiment présent lors des passages voix-piano. En d’autres mots, je suis déçu pour les superbes auteurs compositeurs interprètes sur cet incroyable projet, c’est juste trop beau. Dommage que Universal ait succombé à l’appât du gain court-terme pour le RSD et l’ait gâché sur ce disque vinyle.

2017: Resistance Radio: The Man In The High Castle Album

Il n’y a pas que le RSD. Il y a aussi des incroyables albums qui sortent dans un champ gauche inattendu. Un album de covers qui se démarque.

Album: Resistance Radio: The Man In The High Castle Album

Artistes variés

En test: 2017 Vinyle

Étiquette: Columbia, 30th Century Records
88985 41708 1

Acheter le disque vinyle double chez Fréquences

Acheter le CD chez Fréquences

Le but de ces critiques est de vous faire connaître des trucs étranges. Comme ceci, qui est un de mes coup de cœur des dernières semaines. Album réalisé par Danger Mouse, pirate s’il en est un, basée sur une série télévisée produite par Amazon avec une  prémisse des plus intéressantes. La série parle d’une réalité alternative où l’Allemagne et le Japon l’ont emporté lors de la 2e guerre mondiale et on se retrouve avec un monde où les chansons que nous connaissons aujourd’hui ne sont pas enregistrées par les artistes que nous connaissons. Un peu à la façon de Sound City de Grohl, avec des artistes invités et une atmosphère différents pour chaque chanson, dans ce cas-ci, on a droit à des chansons réalisées par des artistes d’avant-plan, avec une stylistique glauque un peu, comme en 1962, des univers différents. C’est des chansons individuelles absolument géniales donnant une vision réellement différente des originaux que nous connaissons tous.

Et la sonorité? C’est un disque double avec amplement d’espace afin d’offrir la qualité de reproduction nécessaire et de faire ressortir toute l’atmosphère des chansons. C’est vraiment comme si on avait un disque de compilation dans les mains, sauf que ce sont des originaux. Chaque chanson nous entre dans son univers et nous en ressort. Et il y a réellement un côté passionné de la part de Sam Cohen et de Danger Mouse, qui se sont sérieusement payés un beau trip avec ce disque, ça sonne authentique. Et ça sonne imparfait, en fait le disque a été enregistré moitié vintage, moitié moderne, et a été imprimé sur vinyle avant d’être enregistré de nouveau afin d’avoir le master. Ce qu’on a ici est donc le vinyle d’un vinyle pour chaque chanson, comme une vraie vieille compilation. De parler de haute fidélité serait donc inapproprié, le disque est sale, est compressé pop 60s, a du bruit de fond imprimé sur chaque chanson. C’est ce qui fait la beauté de cet album.

2016 & 2017: King Gizzard and the Lizard Wizard

Les deux derniers de King Gizzard en critique pour votre plus grand plaisir auditif… ah ouin … c’est vrai … c’est moi qui a la chance de les écouter, alors pour mon plus grand plaisir auditif. Faites comme moi, allez les acheter (ou non)

Parfois on tombe sur des groupes de musique qui définissent un style indéfinissable. Quand on entend parler de «rock alternatif», on se dit que c’est un terme galvaudé. Une fois qu’on a déterminé un terme définissant mieux un groupe, on va les sortir du fourre-tout qu’est l’Alternatif. Mais King Gizzard, c’est de l’alternatif. C’est un groupe définitivement rock, qui frise le heavy, frise le métal, a des paroles folles, touche un peu à tout, est geek, est tout sauf reposant, est vraiment bizarre et louche et ne se prend définitivement pas au sérieux. C’est plus près du post rock de Avec Le Soleil… que du rock traditionnel, c’est définitivement psychédélique mais beaucoup plus heavy que les groupes psy habituels. En d’autres mots, c’est alternatif. Si j’avais à voter sur un terme, j’irais avec du Geek Rock.

Album: Nonagon Infinity
Artiste: King Gizzard and the Lizard Wizard

En test: 2016 Vinyle rouge et noir 140g

Étiquette: ATO Records
ATO0301

Acheter le disque vinyle rouge avec tache noire chez Fréquences

Acheter le CD chez Fréquences

Leur offrande de 2016, Nonagon Infinity, est un album concept de neuf chansons s’imbriquant toutes unes dans l’autre, pouvant être jouées à l’infini. Mais chaque chanson est louche à sa façon. On pense à Mr. Beat qui est un mélange de 7 temps parce que le groupe manque un temps «Once I’m Mr. Beat I only miss a beat». Chaque chanson possède son côté louche de la même façon, habituellement en 7 temps pour les 7 musiciens du groupe. Ouais … c’est comme ça!

Et côté qualité de vinyle? D’abord, le principe même de l’album est d’être écouté à l’infini. On a donc droit à un fondu enchaîné entre les faces de l’album. C’est pas tip top, c’est un peu comme les disques simples 45 tours de funk des années 70 où on avait la Part 1 du simple radiophonique sur la face A et la partie étendue sur la face B. Mais ça passe. Ce qui passe moins est le côté compressé du disque. Ça sent le CD envoyé verbatim à Pirate Press. CD qui d’ailleurs est très fort. C’est un peu dommage. Ça sonne quand même bien, mais ça pourrait être tellement mieux.

Album: Flying Microtonal Banana – Explorations into microtonal tuning volume 1
Artiste: King Gizzard and the Lizard Wizard

En test: 2017 Vinyle Jaune radioactif

Étiquette: ATO Records, Flightless
ATLP176, FLT-028

Acheter le disque vinyle chez Fréquences

Acheter le CD chez Fréquences

Et on ne s’améliore pas sur le côté geek avec leur dernière offrande. L’album sonne louche pour une bonne raison: les instruments sont accordés d’une façon différente qu’on a l’habitude d’écouter dans la musique moderne. Comme ils l’écrivent, «Wronger than wrong»! Non contents d’explorer les micro-intervalles entre les notes traditionnelles, ils jouent avec le concept et explorent ce qui est peu exploré sur les enregistrements modernes avec des progressions louches. Geek! Geek! Ils ont pris leurs instruments et les ont convertis à l’échelle arabe en 24 quarts de tons. Avant que vous ne vous posiez la question, non vous ne pouvez pas jouer ces compositions sur votre guitare. Et avant que vous ne posiez la deuxième question, oui il existe d’autres systèmes à micro-intervalles, dont un à 31 intervalles par octave!

Côté sonorité, est-ce que c’est juste aussi bizarre que la musique? Ça reste fortement compressé, ça reste bizarre. Mais ils ont fait le ménage dans leur sonorité sur ce disque vinyle. Il est un peu plus aérien que Nonagon. Reste que les pièces de musique sont moins métal que sur ce dernier alors c’est un peu normal que ça respire. Et il respire plus que sur le CD. J’assume donc qu’ils ont fait un petit ménage dans leurs fichiers maîtres, tels qu’envoyés à Pirate Press. Après tout, ils ont du se faire taper sur les doigts suite à leur dernier album. Mais c’est si légèrement mieux.

En fait c’est ce qu’il faut retenir du groupe: leur sonorité est forte et compressée. Leur musique est maximisée. C’est ce qu’ils désirent. La fin! Si vous n’êtes pas contents, passez votre tour. Sinon, achetez leurs disques, mettez ça sur vos haut-parleurs à tue-tête et profitez-en!

2017: Mastodon – Emperor of Sand

Le Mastodon poursuit sa transformation vers le sludge avec leur dernier opus.

Album: Emperor of Sand
Artiste: Mastodon

En Test: 2017 Vinyle

Étiquette: Reprise Records
558742-1

Acheter le disque vinyle double chez Fréquences

Acheter le CD chez Fréquences

Un des bons groupes métal des années 2000 commet enfin une nouvelle production toujours plus hard. J’ai un respect pour les groupes ne restant pas dans leur même sonorité, qui poursuivent leur aventure musicale en changeant leur modèle, même si ce dernier est apprécié. On n’a qu’à penser à Depeche Mode qui est passé du new wave aux compositions synth-pop avec Violator à carrément du synth rock avec Songs of Faith and Devotion. Ou plus près du but, Iron Maiden avec un style Heavy Metal à travers leur carrière, mais modifiant beaucoup leur sonorité, ce qui fait que le vieux Maiden ne sonne pas du tout comme le nouveau. Mastodon c’est un peu la même chose, passant de stoner-prog à sludge-prog au fur et à mesure de leurs disques. Les fans peuvent détester, ils peuvent perdre le groupe qu’ils aimaient, c’est l’envers de la médaille. Mais on ne peut toutefois jamais dire de ces groupes qu’ils ne sont pas honnêtes artistiquement parlant, ils font la musique là où ils sont rendus et c’est tant mieux comme ça.

Justement, ce disque est presque trois disques en un. Les chansons de la première face sont presque plus traditionnelles heavy metal. Ensuite on a droit à du sludge pour les quatre autres chansons, beaucoup plus hard. Et finalement on a droit à trois chansons avec des collaborations avec la finale, Jaguar God, presque un retour aux sources stoner de Mastodon.

Et est-ce que le disque vinyle est bon? Généralement parlant, le disque a été matricé avec beaucoup d’amour (à la Casa de Amor – je devais la faire – désolé!), l’endroit de prédilection de Mastodon, Pearl Jam et de quelques autres groupes. C’est clair que ce n’est pas la même matrice que la version CD, ils ont pris le temps de faire un master spécial pour le vinyle avec toute la force du vinyle, des basses présentes, des fréquences fortes, une compression adaptée au vinyle. Chapeau pour le travail de qualité. Reste qu’il est très très compressé, ils sont partis du master fait pour le CD par le band lui-même, qui était déjà dans le tapis. Les chansons devenant de plus en plus fortes à mesure que le disque avance, j’ai eu de plus en plus de misère à apprécier le disque. Je dirais que le point où ça a commencé à m’agacer est sur Word To The Wise (1-B2). Et le triste meilleur exemple est Jaguar God où tout est au même volume malgré une progression apparente, où chaque coup de drum fait basser les instruments secondaires, où le tout se termine justement en sludge de sons et non en une belle harmonie destructrice métal. Prenez exemple sur Quadrophenia (The Who) avec des mouvement hyper légers et d’autres incroyablement forts, pas juste le tout normalisé à 100%. Bon, s’écoute bien, mais dommage et aurait pu être mieux.

On achète si on aime Opeth, Slayer, Lamb Of God, Neurosis, Baroness.

2017 & 2015: Temples – Volcano & Mesmerise Live

Temples nous revient avec un nouvel album psychédélique, le premier en trois ans. Et un petit retour/comparatif avec leur simple de 2015.

Album: Volcano
Artiste: Temples

En test: 2017 Vinyle

Étiquette: Fat Possum records
FP1588-1

Acheter le disque vinyle chez Fréquences

Acheter le CD chez Fréquences

Album: Mesmerise Live
Artiste: Temples

En test: 2015 Vinyle, édition spéciale RSD2015

Étiquette: Fat Possum Records
FP1485-1

Acheter le disque vinyle chez Fréquences Lire la suite

2017: Spoon – Hot Thoughts

Le groupe pop rock texan Spoon sort de sa léthargie de trois ans afin de nous sortir un nouvel opus, maintenant chez Matador Records.

Album: Hot Thoughts
Artiste: Spoon

En test: 2017 Vinyle rouge

Étiquette: Matador Records
OLE-1128-1

Acheter le disque vinyle chez Fréquences

Acheter le CD chez Fréquences

Il y a parfois des groupes musicaux qui ne semble pas être faciles à gérer. Spoon en fait partie. Soit ils sont bien malchanceux, soit ils ont toute une attitude! Ce qui est certain, c’est qu’ils ont toute une feuille de route. Lire la suite

2017: Emika – Melanfonie

Emika, une des grandes artistes connue au début des années 2010 pour son dubstep et sa musique électronique, nous sort son deuxième album classique!

Album: Melanfonie
Compositrice: Emika (Ema Jolly)
Artistes: Michaela Srumova; Orchestre métropolitain de Prague, dir. Paul Batson

En test: Vinyle 2017

Étiquette: Emika Records
EMKLP03

Acheter le disque vinyle chez Fréquences

Quel parcours pour Emika! Connue en 2008-2010 à l’aube de sa vingtaine pour son dubstep très sombre et lent, elle fut un de mes coups de cœur avec son premier long jeu éponyme sur l’étiquette Ninja Tune. C’est aussi un des albums que je possède qui a le plus de basse et ses compositions sont toujours un plaisir à redécouvrir. Lire la suite

Réimpression Compilation 2016: Minor Threat

Le mouvement Straight Edge revient nous voir sur cet album punk rock, réédité pour notre plus grand plaisir.

Album: Minor Threat
Artiste: Minor Threat

Compilation de deux albums:
– 7″ Vinyle: Filler, Dischord 3 (1983)
– 7″ Vinyle: In My Eyes, Dischord 5 (1981)

Étiquette: Dischord Records
Dischord 12

Acheter le disque vinyle chez Fréquences

 

J’aime parler avec les passionnés. Hier, je passais chercher quelques disques chez Fréquences quand j’y rencontrai un passionné de musique punk hardcore de passage à St-Hyacinthe pour aller écouter un spectacle au Bar l’Anti avec Pulse, Scars of Disgrace, Becoming the Bully, A Life Forsaken et Requiomend. J’ai demandé à Charles «si tu avais un disque à me proposer, ça serait quoi?» et j’en suis ressorti avec deux albums finalement: un album de Face To Face et celui-ci de Minor Threat. Lire la suite