2017: Royal Blood – How Did We Get So Dark?

Royal Blood vise la jugulaire!

Album : How Did We Get So Dark?
Artiste : Royal Blood

En Test : 2017 Vinyle 180g

Étiquette : Warner Bros. Records
0190295831141

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Le blues-rock garage ne peut mieux se porter ! Avec Royal Blood, duo britannique de musique rock avec amplement de distorsion, de drive et de fuzz. J’ai découvert le groupe avec ses deux premiers vidéoclips hyper violents Out Of The Black et Figure It Out, provenant de leur premier album éponyme.

Depuis, le groupe ne se porte que mieux. Avec leurs simples qui ont cartonné sur leur premier album, mais surtout sur cet album aussi, ils continuent leur petit bout de chemin à se faire plaisir, faire de la musique qu’ils adorent, surtout de ne pas trop se prendre au sérieux, d’une façon très britannique. Leurs numéros un se retrouvent surtout chez eux, mais la planète se réchauffe à leur sonorité déjantée et leur guitare électrique à outrance.

Pour la qualité, on parle de quoi ? Compression numérique. On peut penser à la chanson I Only Lie When I Love You, où on entend toute la profondeur de la grosse caisse lorsque les autres instruments ne jouent pas, pour se terminer en sonorité mince lorsque les guitares reviennent à la charge. Ce genre de compression est inutile sur vinyle, les plages de fréquences ne sont pas les mêmes et le fait de conserver les basses du kick drum ne changeront rien au reste du matériel. Mais la sonorité est très belle, le disque est silencieux, la gravure est réussie, et surtout, ce genre de violence musicale peut très bien se permettre un tel traitement compressé.

On achète si on aime Foo Fighters, Queens Of The Stone Age, Nothing But Thieves, Highly Suspect.

C’est aussi le jour de la terre demain!!!

Petit rappel d’apporter vos sacs réutilisables demain matin avant de quitter la maison svp! Certains d’entre vous (500) sont déjà proprios du sac vert Fréquences, mais l’important c’est de faire ce simple geste pour l’environnement peu importe le réceptacle. Fréquences ne donne plus de sacs depuis 13 ans déjà et nous en sommes très fiers. C’est plusieurs milliers de sacs de moins qui se retrouvent à la mer. Et tant qu’à y être c’est aussi une très bonne idée de ne jamais prendre de sacs pour tous vos achats. Habitude très facile à prendre ou reprendre…

2014: Compilation – Native North America Vol. 1

Un très gros coup de cœur de 2014, qui touche exactement ce que j’aime dans un coffret imbattable.

Album: Native North America Vol. 1: Aboriginal Folk, Rock and Country 1966-1985

Compilation

En test: 2014 Vinyle

Étiquette: Light In The Attic
LITA 103

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Quels coffrets. Autant le coffret CD que le coffret vinyle valent la peine. À un prix dérisoire, on a droit à trois disque vinyles avec gravure impeccable, dans des pochettes en carton rigide, avec un livret de 60 pages avec des explications copieuses de chaque disque, chaque artiste, chaque 45 tours, ainsi qu’une perspective historique sur ces grands artistes parfois méconnus. La même chose pour le coffret CD, avec les mêmes chansons et le même texte dans le livret de 120 pages.

Et côté chansons, on a droit à des artistes des premières nations d’avant plan ayant côtoyé l’americana, le rock et le country toute leur vie, qui ont marqué leurs communautés respectives, ou carrément la planète entière avec leur sonorité unique basée sur des rythmes tribaux Nord-Américains, des paroles de leurs préoccupations. Bref, tout ce que l’americana, le country et le blues représentent: des chansons personnelles sur ce qu’on a vécu, des préoccupations du moment, des questionnements, une tranche de vie historique. Ce n’est pas qu’une vision des États-Unis non-plus, on a droit à beaucoup de disques du Canada, du grand-nord.

Dans le lot, on a aussi beaucoup d’extraits de disques de la Société Radio-Canada; voici un pan de leur mission culturelle qu’on ne retrouve plus vraiment aujourd’hui hélas. On avait droit à une étiquette de disque fièrement canadienne avec des préoccupations locales, des satellites à travers toutes les communautés et une volonté d’aider à produire notre culture unique a mari usque ad mare. Même chose pour les films avec l’ONF. Aujourd’hui, ces endroits radio-canadiens sont surtout dans les grands centres, les acteurs de ces belles communautés sont encore plus séparés de nous et les actions artistiques doivent principalement se faire via des superbes (mais limitées) initiatives telles que le Wapikoni Mobile. Rares les Florent Vollant, les Elisapie Isaac, qui peuvent se permettre d’enregistrer leurs propres disques dans les grands centres. Impossibles les artistes qui désirent rester à Puvirnituq (comme Sikumiut) et qui peuvent même être entendus. Comme l’auraient dits Les Colocs, passe-moé la puck pis j’vas en compter des buts. Les artistes chanceux de cette compilation ont eus droit à cette chance et écoutez ce que ça donne!

Ok, assez de politique, et le disque vinyle? Ça reste une compilation, les chansons sont hautement inégales, certains des matériaux ont le vinyle comme source, d’autres proviennent de bandes maltraitées, d’autres ont eus droit à une conservation en tant que matériel d’héritage culturel notoire. Ce qui est certain, c’est que comme ils nous ont habitués, Light In The Attic ont fait un travail de qualité impeccable, ont donné le maximum aux chansons et nous ont fourni un disque digne de la prémisse de cette belle anthologie et digne d’un disque au double du prix. Ils ont toutefois modifié un peu la sonorité, on y reconnaît les années 60-80 mais ils ont fait un travail résolument moderne sur la qualité des pistes. D’aucuns diront qu’ils ont enlevé l’âme de certaines chansons, moi je trouve que dans le cas d’une telle compilation avec des qualités de tout acabit, produits aux quatre coins de l’Amérique, c’est de très bonne guerre que de normaliser dans un sonorité moderne, qui s’écoute bien de A à Z. La gravure est silencieuse, impeccable, les chansons sont belles, amples, la sonorité, légèrement numérique, ne déplait absolument pas. Ils ont fait ce projet avec passion et déférence, ça paraît. Un jour, on aura peut-être droit à un volume 2 et un spécial avec les artistes du Wapikoni Mobile! Je les souhaite de tout mon cœur!

5 / 2$ ou 1$ chaque! Vente de fou sur nos disques vinyles usagés!!

À l’occasion du Record Store Day nous coupons les prix de façon assez maniaque sur des milliers de disques vinyles usagés. En fait, tous les disques faisant partie de nos sections à 3 pour 5$ seront réduit à 5 pour 2$ ou 1$ chacun. Samedi 16 avril seulement! Oui oui!! C’est pas une blague, ni un mauvais poisson d’avril qui était sur la brosse le 1er et qui se réveille là! Plusieurs d’entre vous le savent déjà ces sections regorgent de très bons disques et de classiques de tous genres en bon état. C’est le temps d’en profiter et de faire des provisions. On doit faire de l’espace, des milliers d’autres disques s’en viennent d’ici la fin 2016!!!

rsdbrowsing

Fréquences à Radio-Canada!

Ce dimanche 3 mars, entre 15:00 et 17:00, Jean-François sera le disquaire invité sur les ondes d’Espace Musique dans le cadre de l’émission «Chants libres» animée par Monique Giroux. Vous pouvez écoutez en ligne en cliquant ici, ou si vous préférez la bonne vieille méthode, et bien, c’est au 100,7 FM. La chronique portera sur l’album «Previsao Do Tempo» de Marcos Valle. 

Fréquences à Radio-Canada!

Oui oui… Aujourd’hui dimanche, entre 15:00 et 17:00, Jean-François sera le disquaire invité sur les ondes d’Espace Musique dans le cadre de l’émission «Chants libres» animée par Monique Giroux. Vous pouvez écoutez en ligne en cliquant ici, ou si vous préférez la bonne vieille méthode, et bien, c’est au 100,7 FM. La chronique portera sur l’album «The Crossing» du Menahan Street Band.

Les plus mieux de 2012 en rafale: 5e et dernière partie!

Robert Glasper Experiment- Black Radio et Black Radio Recovered The Remix EP

Le meilleur pour la fin? Presque. La résurrection de Guru et de son Jazzmatazz? Presque. Glasper qui est à la base un pianiste de jazz, utilise son talent d’arrangeur, de compositeur et surtout son talent de rassembleur afin de créer un hybride hip hop et soul comme on n’en a pas entendu depuis des lustres. Une sorte de Madlib moins psychédélique qui ramène le son du «Golden Age» sur des beats / grooves imparables et des invités de marque (Bilal, Mos Def, Erykah Badu, Shafiq Husayn, King, etc.). Kendrick Lamar est très fort, mais Robert Glasper l’a aisément déclassé selon nous. Avec en prime d’hallucinantes reprises de Bowie («Letter To Hermione») et Nirvana («Smells Like Teen Spirit»)!

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Les plus mieux de 2012 en rafale: 4e partie!

2013 déjà… Voici en version abrégée, mais efficace les plus mieux de 2012 qui n’ont pas encore vu le jour et qui poussent pour devenir des «stars» du blogue.

Hilary Hahn & Hauschka – Silfra

Max Richter a fait paraître sa version des 4 Saisons de Vivaldi avec un certain panache, mais c’est plutôt cette collaboration inattendue entre Hauschka, cette figure importante de l’électro-acoustique des 10 dernières années et Hilary Hahn, cette violiniste archi-talentueuse et star internationale du circuit de la musique classique, qui s’est franchement démarquée au niveau du classique contemporain. Bien sûr, il y en a eu plusieurs autres très bons, plus pointus et hermétiques que nous vous épargnerons, mais «Silfra» ressort du lot avec ses improvisations touchantes et captivantes.

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Les plus mieux de 2012 en rafale: 3e partie!

2013 déjà… Voici en version abrégée, mais efficace les plus mieux de 2012 qui n’ont pas encore vu le jour et qui poussent pour devenir des «stars» du blogue.

Andy Stott – Luxury Problems

De l’électro caverneuse, hantée, avec l’ajout d’une soprano pour les besoins de la cause. Un des disques électronique les plus intéressants de 2012. À savourer à l’aide d’écouteurs de qualité ou par le biais d’une chaîne stéréo qui se respecte, car ça sonne en crisse! Bien sûr, le «R.I.P.» de Actress fût un autre point fort, mais Andy Stott n’a eu que le très productif Lindstrom en compétition officielle dans la catégorie électro machine!

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Les plus mieux de 2012 en rafale: 2e partie!

Bob Chance – It’s Broken

Voici l’anomalie des plus mieux de 2012! Disons que Bob Chance, le chanteur et sex-symbol à la voix country a voulu se faire un album disco en 1980. Ce sont les mélanges d’éléments hétéroclites qui donnent du sens à cet album et il nous a fait danser jaune plusieurs fois au cours de l’année.

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