2017: Old Crow Medicine Show – 50 Years of Blonde On Blonde

Dylan : Americana, country, blues et bluegrass?!

Album : 50 Years of Blonde On Blonde
Artiste : Old Crow Medicine Show

En Test : 2017 Vinyle double

Étiquette : Columbia Nashville
88985-41994-2

Acheter le disque vinyle double chez Fréquences

O.C.M.S. est un groupe de musique de party, c’est la meilleure façon que je peux les décrire. On ne les connait pas réellement bien ici, le country a encore mauvaise presse au Québec, ce qui n’est absolument pas le cas ailleurs sur la planète. Mais on connait bien Mumford & Sons, et ça tombe bien, Old Crow est l’influence principale de Mumford. Alors si vous désirez en savoir plus sur ce genre de musique, ce groupe est le vôtre.

C’est aussi un groupe qui défie la classification. Découverts jouant à l’extérieur d’une pharmacie au Tennessee, influences claires de bluegrass, banjo, violon, guitares acoustiques, c’est un groupe qui aime ses cordes. Les admirateurs de Country disent que c’est plus du Americana; les admirateurs d’Americana disent que c’est trop Bluegrass pour eux; les admirateurs obtus de Bluegrass disent que ce n’est pas du tout du Bluegrass, d’aller voir ailleurs. Ce n’est pas du Folk non plus, on n’a qu’à écouter leurs versions de Dylan pour savoir qu’on est loin du compte. Ce ne sont pas exactement des chansons de taverne non plus. Devrait-on dire de Dropkick qu’ils jouent du Folk? N’empêche qu’ils ont eu leurs lettres de noblesse country en passant au Grand Ole Opry et ce spectacle a été enregistré au Country Music Hall Of Fame. Donc, votons pour du Country… tout comme les Mumford et Dropkick susmentionnés peuvent être du Country!

Et c’est un disque enregistré en direct! Non content de jouer l’entièreté de l’album séminal de Dylan, ils le jouent dans l’ordre et le disque vinyle double possède exactement les mêmes chansons sur les mêmes faces! C’est tout un hommage, parfaitement réalisé!

Et pour la qualité? C’est une source multipiste, numérique, et c’est dans un spectacle. On entend l’écrêtage numérique dans les aigus lors de quelques pièces. C’est fort, c’est lourd. C’est maximisé et il n’y a pas de gros changements de volumes. C’est clairement une seule bande maîtresse numérique pour la version numérique que pour le vinyle. Un peu dommage. En même temps, c’est un disque qu’on apprécie écouter pour danser et je ne sais pas trop si une version avec un matriçage plus minutieux pour le vinyle aurait réellement apporté beaucoup de ventes de plus. Ça reste enregistré en direct d’un spectacle et c’est en partant une recette pour une qualité beaucoup plus approximative, donc on pardonne.

On achète si on aime Mumford And Sons, John Mellencamp, Ani DiFranco, Dropkick Murphys. Pour le Bluegrass : The Corn Dodgers, Trampled By Turtles, Justin Townes Earles.

Réédition RSD2017 / 1977: Neil Young – Decade

Deuxième légende vivante cette semaine! La première compilation de Neil Young est enfin de retour sur le marché 40 ans après sa sortie!

Album : Decade
Artiste : Neil Young

V.O. : 1976/1977 Vinyles triples en encart
Reprise Records 3RS 2257

En Test : 2017 Vinyles triples en encart (RSD)

Étiquette : Reprise Records
558030-1

Acheter le CD double (2003) chez Fréquences.

En mention spéciale, Reprise Records est supposé sortir de nouveau le disque ce mois-ci sur CD et vinyle, ils nous ont fait une surprise avec une sortie devancée limitée pour le RSD, mais nul besoin de rechercher cette version, attendez simplement la prochaine!

Decade, c’est une compilation célébrant les dix premières années de carrière de Neil Young. Malgré sa quantité de succès, il n’avait jamais fait de compilation auparavant alors les admirateurs ont étés heureux de retrouver finalement tous ses succès sur un seul disque triple. Grosso modo, la première face est surtout consacrée à Buffalo Springfield, son premier groupe. La première face du deuxième disque est surtout pour Neil Young & Crazy Horse et on a aussi droit à deux succès de Crosby, Stills, Nash & Young. Tout le reste est surtout Neil Young dans sa carrière solo, parfois en direct, surtout en studio.

Si vous aimez le folk et que vous ne connaissez pas Neil Young, c’est un guitariste hors pair, c’est un compositeur d’exception, il a touché autant le folk, l’américana, le country, le rock, les styles plus violents, le r&b. On reconnait les influences autochtones (écoutez la superbe compilation Native North America de Light In The Attic [achetez le coffret vinyle chez Fréquences] pour vous en convaincre) et le côté country pur, qui est reflété sur la vie moderne. Depuis bien des années, Young habite sur un ranch en Californie avec sa femme et se bat pour les droits des fermiers.

Et comme réédition? Ce n’est pas trop tôt! Il y a peu ou prou de nouvelles éditions. Elle est brouillonne comme la première version, inégale en qualité entre les différentes chansons. Mais elle reflète très précisément la version d’origine, avec des chansons inédites, ses grands succès, la sonorité parfois 70s, parfois mal enregistrée, parfois bien enregistrée. C’est de très bonne guerre et il n’y a aucune réinvention ici : la version telle que présentée est identique à la version des années 70, seulement avec une réduction de bruit de fond. La basse est toujours omniprésente lorsqu’elle est supposée l’être, aucun rematriçage n’a été effectué. C’est la bonne vieille version, juste avec beaucoup moins de bruit de fond accumulé par les années sur les tablettes.

Neil Young est surtout connu pour sa passion de la très haute fidélité. Je dirais qu’il aurait pu faire légèrement mieux dans cette version et régler quelques problèmes du disque, mais je respecte totalement son choix d’avoir conservé le disque à peu de choses identique. Qui sait, peut-être que la future version qui va sortir bientôt va avoir droit à un remastering plus prononcé et que le but de la version RSD était de sortir une version aussi près de l’original possible. Si c’est le cas, chapeau, mais j’ai des doutes qu’on va avoir exactement la même chose.

2016: Compilation: Lagniappe Sessions Vol. 1

Comme ils le disent dans le livret du disque, c’est éclectique. Qui dit qu’un disque doit être une épopée? Qui dit qu’un disque ne doit être qu’un seul style musical?

Lagniappe Sessions Vol. 1Album: Lagniappe Sessions Volume 1
Compilation

En test: 2016 Vinyle Or

Étiquette: Aquarium Drunkard, Light In The Attic
AQD 001, LITA 155

Ce disque était une édition limitée du RSD 2016. Il n’est plus disponible chez Fréquences.

Parfois, on essaie d’acheter des disques au Record Store Day sur un coup de tête. Parfois, ça ne marche pas, mais parfois on fait des découvertes géniales. C’est certain que Light In The Attic nous a habitués à des productions géniales… mais on ne sait jamais! Continue reading