2017: Betty Bonifassi – Lomax

Un album de fou de la blueswoman Betty Bonifassi qui nous en met plein la vue avec une réédition vinyle de son CD de 2016.

Album: Lomax by Betty Bonifassi
Artiste: Betty Bonifassi

V.O.: 2016 CD, Spectra

En test: 2017 Vinyle

Étiquette: Spectra Musique
SPE5-7860

Acheter le disque vinyle chez Fréquences

Acheter le CD chez Fréquences

De dire que l’album Lomax a des couilles serait de porter un jugement défavorable à cet album. Il en a tellement qu’il a redéfini le terme! Déjà que la voix de Betty Bonifassi est grave et émotive, en plus l’album use d’une bonne quantité de graves, de rythmes, de basse, de tout ce qui grince, est viscéral, est vrai. C’est ce qui se rapproche le plus du delta blues enfumé, chaud, spirituel, où rien n’est subtil, où la bouteille de whiskey n’est pas décrite, elle est bue, où la cigarette est encore à la bouche du guitariste, où la sonorité du pipeau n’est simplement pas existante.

Un monde.

Si vous ne connaissez pas Betty Bonifassi, ça fait déjà bien des années qu’elle roule sa bosse. Elle a été connue avec le succès No Heaven de DJ Champion, elle a aussi produit le thème du film Les Triplettes de Belleville. Ensuite, elle a été partie intégrante du groupe Beast. Et pour ce deuxième album solo, elle va exactement là où ça fait mal. Ce n’est pas du petit album, c’est du blues de calibre international.

Côté sonorité, le disque s’écoute parfaitement bien, est viscéral à souhait, est beau et bon, nous entre dans son monde dès la première note et nous en ressort enfumé et en sueur à la fin de deux faces remplies d’émotions. Ce que j’aurais à lui redire est qu’il y a un petit manquement côté limitation du volume. Ça manque de punch parfois, dont dans la chanson No More My Lawrds qui veut tellement jouer plus fort qu’elle écrête mais ne donne plus de jus à la fin, à la place de juste nous retourner pantois les cheveux dans le déplacement d’air des hauts parleurs, il ne fait que nous faire espérer d’écouter la chanteuse et le groupe en spectacle.

On achète immédiatement, on fait découvrir à ses amis et amies, on espère qu’elle en vende des millions à travers la planète et qu’une étiquette de haute fidélité en sorte une réédition qui nous fasse tomber à terre! Ça le mérite!

On achète si on aime Beast (bien entendu), Fanny Bloom, le blues, les spirituals.

Laisser un commentaire