RSD2017: Jarvis Cocker, Chilly Gonzales – Room 29

Musique classique sur piano et voix presque parlée à propos d’un piano dans une chambre d’hôtel.

Album: Room 29
Artistes: Jarvis Cocker et Chilly Gonzales

En Test: 2017 Vinyle RSD

Étiquette: Deutsche Grammophon
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À Hollywood, il y a un hôtel. Le Chateau Marmont. Dans cet hôtel, il y a une chambre. La chambre 29. Dans cette chambre, il y a un piano. Depuis son inauguration en 1929, cette chambre a vue plein de joies, de drames, de célébrités. En fait, cette chambre a été filmée, enregistrée, photographiée, habitée, des livres ont étés écrits sur cette chambre.

Jarvis Cocker, britannique, connu pour le groupe Spinal Tap et Pulp, nous prête ses paroles et sa voix sur ce projet. Chilly Gonzales, montréalais, compositeur connu pour ses trames sonores de films, nous prête sa musique et ses talents de pianiste. Le tout avec une simplicité désarmante, piano et voix en duo, avec quelques extraits de films, quelques extraits orchestraux, parfois quelques effets spéciaux. Le tout en parfaite simplicité et sobriété. Rien de spécial, pas d’emportements, pas de grands mouvements lyriques, pas de pièces dignes d’un mæstro à jouer avec huit mains. Un piano. Une voix. Des histoires.

Et un vinyle signé Deutsche Grammophon. Et une grosse déception. Tout d’abord, il s’agit d’un piano, mais pas de ce piano. Il s’agit de pièces de musique intimistes, avec très peu de compression, mais lorsqu’elle est présente, elle est d’une autre ère, il s’agit d’une compression appliquée à la piste entière alors lorsque la voix nous donne un Pop, parfois, toute la musique descend pour une fraction de seconde. Il s’agit d’un disque noir alors que le disque était prévu être en couleur (je m’en fous un peu ceci dit). Il s’agit d’une édition dont le disque vinyle n’est pas du tout limité mais a été vendu à prix exclusif (plus de 60$ pour un disque simple quand la version identique musicalement mais sans le livret de 32 pages est presque moitié prix). Et le disque n’est pas propre, il a une légère quantité de bruit de fond (surtout en face A), tout de même.

Ceci dit, le disque reste superbement enregistré, superbement réalisé, les pièces musicales sont incroyables, la spatialité de l’enregistrement est fantastique, les compositions frappent dans le mille et le côté numérique de l’album n’est pas vraiment présent lors des passages voix-piano. En d’autres mots, je suis déçu pour les superbes auteurs compositeurs interprètes sur cet incroyable projet, c’est juste trop beau. Dommage que Universal ait succombé à l’appât du gain court-terme pour le RSD et l’ait gâché sur ce disque vinyle.

Réédition RSD2017: Music From The Soundtrack Of The Who Film Quadrophenia

Polydor a ressorti pour le RSD2017 une copie de l’album double Quadrophenia, produit par The Who en 1979.

Album: Music From The Soundtrack Of The Who Film Quadrophenia

Artistes Variés mais produit par The Who

V.O.: 1979 Vinyle double
Polydor ‎– 2625 037

V.O. album de The Who: 1979 Vinyle double
Track Record ‎– 2657 013

En Test: 2017 Vinyle double vert

Étiquette: Polydor, Universal Music Company
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Poursuite de l’invasion britannique avec un des grands groupes Mod des années ’70. Deuxième opéra rock de The Who, Quadrophenia est un des derniers grands albums concepts de The Who. Mais attention, il y a deux versions de l’album. La première est la version de l’opéra rock de The Who, mis en pièce théâtrale. La deuxième est trame sonore du film produit cette même année (cette version en critique).

Les puristes n’aimeront pas cette version. La trame sonore n’est pas la version de The Who telle que composée par Pete Townshend. Le deuxième disque a beaucoup de collaborations qui mènent l’album dans tous les sens. The Who est plus rock classique voire hard rock. Les ajouts sont dans tous les sens, y compris Green Onions de Booker T. pour ne nommer que celui-ci. En tant que trame sonore, ça reste une très bonne trame sonore. En tant que personne appréciant The Who, je dirais que j’aurais préféré l’original.

Mais ça reste un très bon disque. Et côté qualité? Évidemment c’est une réédition de qualité exemplaire. Jon Astley avait déjà rematricé l’album de The Who, alors c’est de bonne guerre qu’il s’occupe de l’album du film. Côté sonorité, c’est un peu un mélange, d’un bord, l’album de The Who est impeccable. De l’autre, le matériel des autres artistes est un peu mêlé côté qualité, ce qui est tout à fait normal pour une compilation. Le travail effectué est quand même excellent. Le côté numérique ne s’entend pas du tout à part pour une certaine qualité sibilante à certaines pièces et le côté plus approximatif propre à une compilo, ça s’écoute parfaitement bien. Le matriçage vinyle ne rougit d’aucune version, nouvelle ou ancienne.

On achète si on aime The Kinks, Cream, The Byrds, Derek and The Dominos, The Moody Blues.