2017: Goldfrapp – Silver Eye

Le duo synthpop britannique est de retour avec Silver Eye après une pause de 4 ans.

Album: Silver Eye
Artiste: Goldfrapp

En Test: 2017 Vinyle (noir)

Étiquette: Mute
9669-1

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Lorsque j’ai vu que Goldfrapp était de retour, ça m’a pris environ 8 secondes pour que ma commande du nouveau vinyle soit passée chez Fréquences. Et je suis généreux. J’étais au travail, j’ai vu le nom du groupe, ai pris mon téléphone et il n’y a eu qu’un mot: Goldfrapp!

Si vous ne connaissez pas le groupe, il est composé de deux musiciens. Alison Goldfrapp bien entendu, mais aussi de Will Gregory, musicien de studio qui a trouvé sa voie avec ce duo. Ils ont étés connus surtout pour leur album de 2005 Supernature et l’album précédent, Black Cherry, a reçu une reconnaissance internationale à partir de ce moment. D’ailleurs, si vous désirez avoir un de ces deux albums en vinyle, bonne chance, les moins dispendieux sont hors de prix pour un vinyle 90 grammes! Les autres albums sont un peu plus tombés dans l’oubli malgré le fait que le groupe soit encore actif, victime du succès j’imagine, vu qu’il y a un style Goldfrapp bien précis, qui est un mélange de synthpop, de downtempo, de rock, d’industriel (si on cherche bien loin 😉 ) et c’est le même style qui nous est proposé depuis le début du groupe.

Côté album, c’est quelques chansons pop à tabac, quelques chansons spéciales et toujours du bon vieux Goldfrapp qu’on aime. C’est chien de dire ça en même temps, ça paraît le temps qui est passé à la création, au style, à l’innovation. Mais le groupe produit et demeurent dans ce qu’ils excellent. En tant que tel, l’album est très bon, je dirais que malgré la constance de ce dernier, je me satisfais pleinement de la première face. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles il ne monte pas au #1. Regrets d’achat? Oh que non!

Côté qualité, c’est un disque traditionnel, une 20aine de minutes par face, quelques bons succès, de la très bonne qualité de production, du dosage partout, aucune exubérance, c’est précis, beau. Ça sent presque le savon. Le disque est d’ailleurs relativement propre, un peu de bruit de fond mais sans plus. Par contre, l’objet… ouf! Pochette en encart, photos superbes (prises par Mme. Goldfrapp elle-même), posters. Le tout a l’air d’un bonbon bien rond. Même la nudité partielle de l’intérieur de l’encart sent la retenue et la propreté, la touche britannique du «oh! shocking!» parfaitement cartésien. C’est ce petit côté qui, d’après moi, manque à leurs disques récents, l’idée que Alison a été junkie dans sa jeunesse, le rappel du tumulte, les fonds du vidéoclip Ride A White Horse, l’exubérance qui est méritée sur ce style de musique. Je n’en veux pas du tout à Ray Janos qui a fait le superbe matriçage vinyle, c’est son mandat, mais j’aurais aimé sortir de mon siège, être inconfortable, pas juste être ébloui. C’est aussi propre que du Tasmin Archer, c’est du Morcheeba sans le rap. Mais c’est du Goldfrapp à 100%!

On achète si on aime Röyksopp, Portishead, Morcheeba, Ladytron, Moloko, La Roux.

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