Réédition 2007/2016: Atreyu – The Best Of…

Un peu de metalcore pour se faire plaisir!

Album: The Best Of…
Artiste: Atreyu

V.O.: 2007 CD; Victory Records; VR345

En Test: 2016 Vinyle double trois faces (RSD 2016)

Étiquette: Victory Records; VR345

Atreyu est un bizarre de groupe. Trop métal pour être réellement Emo, mais trop Emo pour être un groupe typique Metalcore, trop mélodique pour les hardcore, mais d’inspiration définitivement hardcore pour être uniquement heavy métal classique; influences punk, influences country, même! Ayant eu un certain succès dans les années 2000, le groupe a néanmoins fait école et a activement contribué au mouvement metalcore-heavy-emo, de concert avec des groupes comme Bullet For My Valentine.

Il est un peu inadéquat de nommer cet album le meilleur d’Atreyu, surtout que le disque est sorti en 2007 et que le groupe est encore légèrement actif aujourd’hui. En fait, c’est le meilleur d’Atreyu dans leur période chez Victory Records. Ce n’est toutefois pas si faux, leurs plus grands succès provenant des trois disques qui ont été enregistrés pour cette étiquette. Et c’est encore moins faux en sachant que cette compilation est probablement leur meilleur disque, s’il y en a un à avoir, c’est celui-ci!

Il faut d’abord faire mention d’honneur sur la présentation. Le disque est dans une pochette s’ouvrant au centre, avec un feuillet pleine taille à l’intérieur. Le deuxième disque, à trois faces, possède une gravure du logotype du groupe sur la quatrième face. Il y a définitivement eu une attention portée aux détails de la présentation de cette offre.

Pour la gravure … ouf… D’abord, il y a la quantité de musique par face. Plus de vingt minutes par face, pour du gros métal, il faut que ça compresse quelque part. Le premier disque ayant été enregistré de façon analogique, la compression s’adapte mieux à une version vinyle. Les sept premières pistes de l’anthologie sont donc très adéquates. Les pistes des deux autres disques, malgré qu’ils aient aussi été disponibles en vinyle, proviennent d’une source numérique. Ça s’entend sur beaucoup d’instruments. D’ailleurs, l’anthologie entière semble avoir été créée plus ou moins avec les sources du CD, sans y avoir apporté un travail majeur. Quand j’entends un petit crépitement de distorsion numérique dans des moments forts (limité à 100% numériquement), ou quand justement les moments doux sont aussi forts que les moments forts, ou encore pire, la fin de Demonology and Heartache qui est supposé continuer avec My Sanity On The Funeral Pyre, mais dont les deux pièces sont coupées entre la face B et C, ça rend la sortie absolument passable. Finalement, et un dernier clou dans un cercueil que je n’aurais pas aimé clouer, mon disque est légèrement décentré dans sa coupe et dans la pose de son étiquette, et les disques sont remplis de morceaux de papier (à nettoyer minutieusement avant écoute, et changez les pochettes papier!).

Ce n’est pas le best of du Best of…! On attendra la version où la musique aura autant eu d’attention que la présentation graphique.

On achète si on aime Avenged Sevenfold, Bullet For My Valentine, Scars of Tomorrow, Shadows Fall, As I Lay Dying.

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