Les plus mieux de 2012: Porter Ricks

Le duo berlinois Porter Ricks est l’un des groupes majeurs des années 90 en matière de dub ambiant. Biokinetics, leur premier album paru en 1996, est sans contredit l’une des rééditons importantes cette année! D’une part, Thomas Köner nous hypnotise avec des pads ambiants caverneux rappelant ses projets solo. D’autre part, Andy Mellwig construit une portion rythmique inspirée des points forts de la house de Chicago. Le tout est enrobé par des bruitages noisy ayant pour écho le clinquement de machineries industrielles. Si vous êtes fan de Basic Channel, Pole, Gas, vous serez servi, mais vous constaterai surtout que Porter Ricks était ailleurs, voire très avant-gardiste. Continue reading

Les plus mieux de 2012: Lee Fields

Notre meilleur album de 2012! Du soul comme il ne s’en fait plus. Un album concept traitant de l’infidélité et de l’absence à la hauteur du «Caught Up» de Millie Jackson, une voix exceptionnelle, touchante comme on en entend plus vraiment. De la musique vraie et
sentie avec le groove imparable des Expressions. C’est aussi un des meilleurs concerts de l’année. Voici 4 extraits de l’album. De la dynamite! Avec en prime «Wish You Were Here», la pièce la plus écoutée cette année chez Fréquences Le Disquaire. Continue reading

Les plus mieux de 2012: Benjamin Grosvenor

Ben oui du classique en 2012!? Pis oui c’est un prodige et encore ben oui il mérite l’attention qui lui est consacrée récemment (plus particulièrement en Europe), mais les talents générationnels de la sorte tel Argerich et Ashkenazy doivent être salués et surtout écoutés. Bien sûr, il est encore très loin d’un Rubinstein ou d’un Richter, mais son potentiel est énorme, compte tenu qu’il est âgé de seulement 16 ans et qu’il possède déjà une virtuosité technique hors du commun. En s’attaquant aux «Scherzos» de Chopin et au sublime «Gaspard de la nuit» de Ravel il démontre clairement un désir pour une musique sentie, interprétée avec passion et intériorité et non pas dominée par une froide succesion de prouesses techniques. Un disque sublime qui a tellement meublé notre automne. En plus, Benjamin porte le noeud papillon ce qui lui fait gagner des points! Continue reading

Les plus mieux de 2012… dès le 22 décembre!

Toujours animé de cette volonté de défrichage et surtout poussé par l’intention de ne pas vous emmerder davantage avec toutes ces sorties tendances qui se retrouvent sur des multitudes de top de fin d’année plus ou moins crédible, Fréquences sort donc son crayon de plomb et vous présente une sélection d’albums parus ou réédités en 2012 ayant retenu notre attention par leur originalité, leur qualité musicale et leur durabilité au delà d’un engouement de 4.7 jours. Le principe est simple, imaginez les portes d’un ti-calendrier de Noël au chocolat, mais remplacé par des disques à découvrir. Un ou deux par matin jusqu’à ce que le mal de coeur vous prenne.

Non Dieu ne fait pas de marde!

Yum Yum! Enfin réédité en vinyle «God Don’t Make No Junk» est la rencontre au sommet de Calvin «Crooner» Johnson (Beat Happening, Dub Narcotic Sound System, K Records, etc.) et Doug Martsch (Built To Spill, Treepeople). Deux pionniers de ce qu’on a le droit dans ce cas-ci d’appeler indie-rock. Car oui à l’époque (1993) c’était du indie-rock, bien avant qu’on utilise le terme à toutes les sauces sans savoir pourquoi. Un disque phare, lo-fi à souhait, bourré d’euphorie en boîte (Canned Oxygen) qui vous titille le cerveau pendant des jours. Pas pour toutes les oreilles, mais amateurs de Guided By Voices, Neutral Milk Hotel et de pop garage bien ficelée prenez bien note. Un classique qui a façonné le son du Pacific Northwest (tsé Portland, Seattle, Olympia) qu’on connaît aujourd’hui. En magasin début 2013 si la Terre existe toujours! Continue reading