2015: Socalled – Peoplewatching

La bibitte montréalaise pour nous faire danser sur un album rap, et plus si affinités.

Socalled - PeoplewatchingAlbum : Peoplewatching
Artiste : Socalled

En test : 2015 Vinyle
Étiquette : Dare To Care Records
DTC056-LP

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J’aime les passionnés, j’aime ceux qui ne font rien comme les autres! C’est simple, je n’aime pas la normalité et Socalled est loin d’être normal. J’aime le décrire comme étant un vrai montréalais, un pure laine (né à Ottawa, mais chut!). Un juif anglophone plein de talent qui parle français, aime ses racines et se fout de faire comme les autres. Un gars fier des autres montréalais, de son quartier, de sa rue. Le genre de personne avec qui tu désires prendre un verre et argumenter sur tel ou tel sujet, juste parce que…

Ce dernier disque est rempli de collaborations et d’échantillonnages, on y retrouve avec plaisir Katie Moore, mais aussi Pierre Perpall et l’incroyable Fred Wesley. On a même droit à Oliver Jones! Et Yves Lambert! – Oui oui la bottine y est! C’est d’ailleurs un thème, si vous n’aimez qu’un seul style de musique, vous êtes bien mal barrés avec Socalled. Il faut le voir et l’écouter pour le croire, mais on passe du rap au piano seul au reel québécois au disco, du sympa au trash. Si vous aimez ce disque, je vous recommande d’aller voir ses spectacles, ça déménage!

Bien entendu, ce n’est pas le dernier disque… Il a un disque d’opéra, un disque de vieux succès yiddish et même une comédie musicale avec Tales From Odessa qui vient de sortir. Ce sont des projets aussi fous que le personnage qui est à découvrir. Vous n’avez qu’à plonger dans son univers loufoque.

Et côté qualité, c’est beau, amusant, sans prétention. Le disque suit le personnage : on aime l’écouter, on aime voir où il nous amène, mais ce n’est pas le disque le plus flamboyant du lot. On n’a pas le droit à la précision d’un Dead Obies, on n’a pas la perfection des grands artistes américains, on n’a même pas droit à la trame narrative d’un album conventionnel : c’est comme marcher sur Parc, bifurquer sur Fairmount, aller se chercher des bagels, revenir sur Hutchison (où il habite réellement en passant) et arrêter dans un bar gai pour la finale disco Curried Soul 2.0.

Je recommande le vinyle aussi parce que Socalled est aussi un collectionneur invétéré de vinyles… c’est inutile de l’avoir en vinyles, mais on s’amuse à le mettre à l’ancienne, on le joue avec plaisir, et on a un objet encore plus représentatif de l’artiste.

J’achète si j’aime Random Recipe, Jimmy Hunt, Bernard Adamus, Gigi French et voguer sur les styles différents.

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