2013: Cauchemar – Tenebrario

Du Doom Metal en français de Montréal avec une chanteuse lyrique? Check!

Album: Tenebrario
Artiste: Cauchemar

En test: 2013 Vinyle

Étiquette: Nuclear War Now!
ANTI-GOTH 236

Ce disque est en distribution indépendante. Vous pouvez obtenir le dernier opus de Cauchemar, Chapelle Ardente, sur le site de leur maison de production.

J’avoue avoir eu à être créatif sur la mise en page de ma photo traditionnelle de disque. C’est un cas de disque où la maison de production a décidé de tout donner, d’y mettre la gomme entière, le paquet avec l’emballage, la totale. On a droit au disque transparent dans une pochette-cadre avec le titre sur la pochette intérieure, avec un badge à coudre, un poster, le tout dans une pochette en velours noir.

C’est rare d’avoir un tel groupe musical faisant des tournées et obtenant une réputation internationale dans la langue de Molière. C’est rare qu’un tel groupe fasse l’unanimité comme étant un groupe généralement apprécié… et pourtant, Cauchemar s’en sort avec brio. Ils sont totalement traditionnels dans leur approche, avec des chansons convenues, voire standard. Pas de truc spécial, rien pour choquer, rien de vraiment différent. On ne se fait pas surprendre par le groupe. C’est du bon vieux, gros Doom, pour les Doomheads. Mais … mais il y a la chanteuse. Ah, ça! Ce n’est pas une voix qu’on a l’habitude d’entendre sur disque et c’est là que les gens ne donnent pas l’unanimité, encore moins en français! En même temps, s’ils étaient sans aucune saveur locale, pourquoi on les écouterait?

Côté disque, ceci est la version pour fans finis avec un disque vinyle transparent. Ils ont aussi la version disque noir traditionnel. Le disque a été imprimé par Pirate Press et pour un petit groupe dont la maison familiale sert de QG aux alentours d’Ottawa (Le groupe dit être de Montréal mais tout ce que je retrouve est près de la capitale nationale), c’est réellement bien réalisé! Les groupes Métal ont tendance à désirer faire jouer leurs disques plus fort que les autres à tout prix. On n’a qu’à penser à Helium Head de Mutoid Man dont le vinyle est ridiculement fort et on se dit que c’est un sale coup de dés. Une chance, le matriçage a été fait de façon très structurée et passionnée de la part de Philip Shaw Bova, connu pour son travail avec Socalled, Hilotrons, Feist, etc. Et l’enregistrement a été fait de façon méticuleuse aussi, ça paraît. Autant le volume est fort, autant il n’y a pas de grosse compression apparente. On a la chance d’apprécier les voix et instruments à leur juste force et au maximum de leur présence. Très grand disque? Non. Très bon disque? Définitivement!

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