2016: Les Deuxluxes – Springtime Devil

On est au début du printemps, c’est le temps de ressortir nos machines à rocker québécoises!

Album: Springtime Devil
Artiste: Les Deuxluxes

En test: 2016 Vinyle 180g

Étiquette: Bonsound Records
BONAL047-LP

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Je suis un fan fini des Deuxluxes depuis leur premier album. Étrangement, je ne les ai jamais vus en spectacle ni rencontrés dans la vraie vie (même si ma fiancée les connait – la chanceuse). Quelle musique! C’est un groupe qui ont eus leurs premiers balbutiements avec un EP coup-de-foudre autoproduit, Traitement Deuxluxe (dont le vinyle a été sorti par Kapuano Records, petite boîte musicale de Terrebonne, responsables aussi de l’excellent disque Blue Cheese – oh, je vais devoir vous parler de ce disque un jour! Focus, Michel! Retourne au disque!) avant d’être récupéré dans l’écurie Bonsound pour nous sortir leur premier album longue durée avec Springtime Devil.

Les Deuxluxes sont aussi des artistes totalement atypiques qui se font plaisir. Un peu à la façon de Steve Hill qui est un One-Man Band, on a droit aux guitares, basses, voix, harmonies de voix et rythmes joués par Étienne Barry et Anna Frances Meyer dans un tourbillon d’énergie et de joie. On se rappellera que Meyer terminait son cours de chant classique à McGill lorsqu’ils sortirent Traitement en 2014 (il ne fallait pas parler trop fort qu’elle avait une seconde carrière en musique rock!) et on peut aussi retrouver ses récitals de fin d’année sur sa page. Depuis, en plus qu’elle ait réussie à obtenir son bacc en 2016 en tant que soprano, on a eu droit à des performances et collaborations régulièrement à l’émission Beau et Chaud; avec Bonsound vient aussi Lisa Leblanc avec qui ils ont fait une tournée et ont eus bien des atomes crochus. Ils reviennent tout juste du SXSW avec plein de spectacles, de la musique et de la visibilité internationale. Ils trippent, ça paraît, ils ont cassé la baraque avec brio au SXSW et ils nous font tripper de leurs folies parfaitement assumées.

Et côté vinyle, ça sonne comment? C’est leur second disque qui suit cette même tendance, c’est le même problème que les disques de The Damn Truth d’ailleurs, les disques ont une sonorité très sourde, très compressée. Le disque a aussi un relent de quelques très hautes fréquences qui fatiguent l’écoute. C’est très clairement les mêmes fichiers maîtres que le CD, mais avec l’obligation supplémentaire de réduire les hautes fréquences afin de faire entrer le disque sur deux faces de disque. Donc, d’un côté, on a un CD avec un son compressé et fort, avec les hautes fréquences intactes mais un son qui ne respire pas beaucoup, et à l’opposé, on a un disque vinyle avec un son légèrement moins compressé, respirant un peu plus, mais avec un son plus sourd. Comme on m’a dit que leurs spectacles sont fous et plein d’énergie (et ça paraît dans leurs vidéos sur Youtube), j’ai juste hâte de ressentir cette même énergie dans mon salon! Je dois mettre un holà sur ma critique tout de même: malgré que je semble les démolir, qui aime bien châtie bien et j’aime écouter leur disque régulièrement. Avec l’extraordinaire musique vient la déception de ne pas avoir un disque parfait.

On achète si on aime le Rock qui déménage et assumé, The Damn Truth, The White Stripes, The Sonics, The Kingsmen.

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